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jeudi 30 avril 2015

La pochette de sac à main, c'est le bien

Salut ma chère Aurélie,

Tu connais cette situation.
Dans un bar, ton interlocuteur te parle d'un super livre et tu sais déjà que tu vas l'oublier alors vite, vite, tu sors ton carnet... mais tu n'as pas de stylo : Grmml grmml grrr ; Là dans ta cabine avant le cours du sport, tu viens de te changer et tu n'as plus qu'à mettre tes affaires dans un casier...mais tu as oublié le cadenas : Grmml gmml grrr; Ta soirée d'hier fait que tu ne t'es pas préparé à manger, et là au supermarché il y a cette salade fraîche et prête...mais qui pense à emmener une fourchette avec soi : Grmml grmml grr !

Oui, toi aussi, tu sais.
Du coup, de sac en sac, d'activité en activité, tu parfais la liste des choses à avoir sur soi, si bien que ton sac à main est un apocalypse de trucs mouvants à chaque heurts du métro, et que tu n'y retrouve plus rien.
Là, il te faut une pochette.

La pochette, c'est un truc qu'on a commencé à remarquer en magasin il y a une dizaine d'années, et qui existe en plein de dimensions et autant d'llustrations. Il y a à peu près un an, j'ai compris qu'il m'en fallait une, moi aussi, et j'ai essayé de choisir parmi les différentes possibilités, en fonction de mon quotidien (car j'entends bien que tout accessoire entré dans la pochette n'en sorte pas : la pochette, c'est mon couteau-suisse à moi).

J'ai donc vidé le contenu de mon sac sur le canapé, et après tri, j'ai obtenu ça :

carte de transports / rouge(s) à lèvres / boîte contenant un cube de savon et un cube de déo Aromaco de chez Lush / mini-crème hydratante / cadenas / élastique avec une barrette attachée / brosse à dents et dentifrice / couverts en plastique / carte de la salle de sports / clés de maison / brosse à cheveux / trucs de fille / mini-mascara / 1 Stabilo vert, 2 stylos à billes et 1 Criterium.

Ensuite, j'ai fouillé dans mes placards pour en sortir les contenants correspondants, et considéré diverses possibilités :

- La mini-trousse à maquillage : on y glisse un hydratant pour les lèvres, une carte de transports, un téléphone, et elle est pleine. Bien pour les minimalistes. Moi, ça m'oblige à avoir une trousse à côté pour les crayons. Donc, non.

- La trousse à crayons : j'ai essayé. Mais c'est trop oblong, et mon déo ne rentre plus.

- L'organiseur de sac à mains : ça existe, j'en ai regardé sur Internet, mais je n'en ai pas, et je n'en achèterai pas. Déjà ça ressemble au croisement entre un sac de transports pour rollers et une boîte à oeufs, en plus cela nécessite un zèle maniaque pour tout remettre parfaitement à sa place (et le zèle maniaque et moi...)

- La pochette de taille moyenne (15 cm par 23), que j'utilise pour les vacances : elle est toute bête et n'a rien d'autre de funky hormis son illustration décalée. Mais tout y tient, la toile est épaisse et sombre (parce que la légende urbaine est vraie, c'est quand même pas très hygiénique, un fonds de sac à main).

La pochette : état de l'art 2015
Donc, c'est celle-ci que j'ai choisi, et avec le recul, je dois t'avouer que je ne pense pas changer de si tôt. Je suis certaine d'avoir toujours les accessoires utiles sur moi, j'ai beaucoup réduit mes étourderies, et quand j'ai dû partir en week-end, la dernière fois, je n'ai pas ajouté grand-chose à cette liste avant de partir.
Mon sac à mains est plus organisé, et je commence même à avoir la réputation de celle qui a tout prévu, ce qui est très inattendu.

Mais comme je sais qu'on peut toujours faire mieux, dis-moi, tu l'organise comment, ton sac à main ?

vendredi 6 mars 2015

Créer son "uniforme"

Chère Laurence,

Merci pour ton article d'hier, je vais m'amuser à faire gigoter mes zygomatiques. Et Gustavette est super chouette.

Aujourd'hui, restons dans la superficialité, avec un blog mode que j'ai récemment découvert.
Tu te souviens bien sûr de l'histoire de la garde-robe capsule ? Et bien, Into Mind va plus loin que le minimalisme pour ajouter au concept de la capsule celui de notre style personnel. Je sais que tu vas l'adorer.
J'ai passé un sacré moment à lire tout un tas d'article, alors je te passe mon préféré : un article en deux parties sur la création d'un "uniforme" (ou signature look).
La première partie explique de quoi il s'agit ; la deuxième nous montre pas-à-pas comment créer le notre. Cet uniforme va ensuite beaucoup t'aider à construire une capsule efficace.

Bon, tu imagines bien que je me suis amusée à tester l'idée. Du coup, lundi, au lieu de bosser sur mes autres projets, j'ai passé trois heures sur Pinterest à épingler à tour de bras de jolis modèles en "plus size". Et encore un peu plus à me triturer les méninges pour organiser mes idées en proprotions, couleurs, etc.
Du coup, voilà, je te donne en avant première mon uniforme de printemps...

Le dessin c'est pas vraiment mon truc. Tu apprécieras l'effort !
Bon, ben y a plus qu'à ressortir toutes mes affaires et trier ce qui pourrait bien aller avec ça. Et repartir faire du shopping. :)

- Aurélie


mardi 17 février 2015

Le lien du mardi #7 : viens, on mange des légumes

Ma chère Aurélie,
merci pour cet inénarrable article d'hier, tu te souviens que je suis friande de ces petites théories folles dont la communauté de fans de Sherlock a le secret, et que tu sais admirablement raconter (je me souviens notamment d'un plan de la scène fatale recréé avec une poivrière et un pot à moutarde dans un diner américain du 6e. Je ne sais plus lequel des deux était Sherlock, peut-être la bouteille de ketchup, elle avait l'air plus hautain).

Enfin bon, ce souvenir me fait une transition toute trouvée pour qu'on parle de boustifaille- pardon- de l'alimentation saine et variée que nous devrions tous avoir, dans un monde idéal où on aurait le temps et l'envie.
J'aimerais bien te dire que ça me fait allègrement rigoler, et que je me goberge de chips au guacamole arrosées de jeroboams d'alcools exotiques et variés (ou pas d'ailleurs). Mais voilà : j'ai toujours des soucis de santé qui m'en empêchent, et si je veux avoir des chances d'être cynique avec mes petits-enfants un jour, je suis obligée de me plier à ces efforts-là.

Manger sain, ça passe par cette chose que nous maudissons tous (bwwwah!), qui poussent en pleine terre (brrraaaaah!), et ont des goûts autrement plus forts que la sacro-sainte pomme de terre (blaaaaah!) : les légumes. Pour manger ces trucs-là, auxquels l'alimentation industrielle nous a méchamment déshabitués, pas d'autre solution : il faut les cuisiner.
Ne me regarde pas comme ça : je sais. On a un demi-milliard de trucs plus intéressants à faire.
Mais comme c'est pour notre santé, on le fait, et on cherche des idées.
Et moi (oulà dis-donc mais c'est que j'en arriverai presque au corps du délit au milieu de toute cette soupe bavassière : le lien s'approche, beware!), mon secret à moi, mon Ginette Mathiot apocryphe (yep, team Ginette, si tu connais pas l'affaire, c'est comme team Beatles ou team Rolling stones, mais pour la cuisine), c'est les sites Vegans.
Pourquoi ? Parce que je suis déjà convaincue qu'il faut limiter notre alimentation en animaux, et que ces gens sympathiques sont imbattables sur les recettes de légumes (vu qu'ils suppriment une source de protéines, il faut la réintroduire en cherchant ailleurs, et en essayant de faire des plats fun en plus).
Et donc, je suis une addict de Garden of Vegan, ce joyeux tumblr plein d'images d'aliments sains et de recettes appétissantes.


Comme toujours, pas de folies budgétaires, la recette avec le moins d'ingrédients possibles est ton amie. Mais ça fait toujours un tombereau de bonnes idées que j'aurais jamais eu toute seule, et qui me permettent de frimer avec mon Tupperware à la cantine.

Et comme je suis toujours à l'affût, de ton côté, tu as des idées de recettes cool à me conseiller ?

PS : l'auteur de cet article long comme la préparation d'une soupe aux pois cassés est en vacances, et comme toujours, ça booste sa créativité, d'où ces 120 000 lignes pour un seul lien. Jeudi, je réinvente Guerre et Paix, chausse tes bésicles, ce sera fou.

lundi 2 février 2015

La rénovation du sac à main

Chère Laurence,

J'ai mal au dos. Ça n'est pas vraiment un scoop : tout le monde a mal au dos ces temps-ci. Après tout, ce n'est pas étonnant, vu qu'on passe tout notre temps avachies devant nos ordinateurs... Mais je ne me plains pas ! J'adore passer mes journées avachie devant mon ordinateur, et ca n'est pas prêt de changer.

Mais j'ai remarqué qu'il y a un autre facteur qui joue dans mon mal de dos : l'énorme sac à main que je me trimballe matin et soir, bourré à bloc... Alors j'ai décidé de faire quelque chose ce côté là.

Mon problème principal, c'est que j'ai toujours beaucoup de choses à me trimballer : en plus des essentiels, j'ai presque toujours une lunch box les jours de semaine, des fringues de rechange quand je ne passe pas la nuit chez moi, mon appareil photo le week-end, etc.
Et comme, jusque-là, j'utilisais un sac immense, je me retrouvais avec tout ce fatras sur l'épaule droite, à marcher de guingois.

Du coup, j'ai mis en place, petit à petit, plusieurs solutions.

Solution numéro un : réduire la taille du sac, histoire d'alléger le poids sur mon épaule, et prendre un sac de toile dans l'autre main quand j'ai des "extras" à trimballer. Ma frangine ma offert un super sac en cuir pour Noël qui est... excessivement petit. Et qui répond exactement à cette idée de réduction de taille ! (Et en plus il est super beau - et bleu - ce qui ne gâche rien.)

Solution numéro deux. Réduire le nombre et la fréquence des "extras". Comme je te l'ai raconté dans mon post sur la lunch box, j'essaie de transporter au moins deux ou trois jours de bouffe par voyage, histoire de ne pas avoir à le faire tous les jours.

Je profite de ces jours-là pour trimballer mes fringues de rechange du même coup. Et je laisse un maximum de trucs en double chez la personne chez qui je passe la nuit : fini les brosses et déo dans le fond du sac à main. C'est sympa cinq minutes, mais ça fait vite du poids en plus !

Enfin, j'ai décidé de mettre en place une solution numéro trois : la réduction en taille et en poids de mes "essentiels". Je ne quitte jamais la maison sans mon téléphone, mon porte-feuille et mon carnet. Or, comme tu le sais, mon téléphone était jusqu'à présent un grosse tablette 7 pouces dans son étui encombrant. Mais ça c'était avant ! J'ai enfin pu la remplacer par un téléphone qui ressemble un peu plus à un téléphone (même si c'est toujours l'un des plus volumineux du marché).

Du point de vue du porte-feuille, j'ai remisé mon gros à moustache dont la fermeture éclair était en voie de décès au profit d'un autre plus petit, en cuir et en solde, de Betty Jackson (dont je suis décidément fan).

Et enfin, comme j'arrive à la fin de mon superbe carnet "Don't forget to write" décoré par Julia, je vais le remplacer par un autre, beaucoup plus petit et léger (avec beaucoup moins de pages) de chez Muji.

Tu peux voir tout ça dans la photo ci-dessous. Je peux te garantir que les affaires de gauche sont au moins deux fois plus lourdes que celles de droite.


Ça fait plusieurs mois que j'implémente, petit à petit, toutes ces solutions, et, franchement, je ne comprends pas comment je me suis trimballée avec un sac si lourd toutes ces années. Les rares fois où j'ai dû reprendre mon gros sac SuperDry bourré à bloc (pour aller prendre l'avion, ou pour trimballer mon gros appareil photo par exemple), je suis revenue en ayant terriblement mal à l'épaule et au dos.

Du coup, j'essaye de me tenir à ma nouvelle version de sac à main, même si parfois c'est embêtant de ne pas pouvoir tout mettre dans un seul sac.
Le seul truc que je n'ai pas vraiment résolu, c'est comment transporter mon appareil photo sans mourir de l'épaule. Du coup, pour l'instant, j'expérimente la prise de photos avec mon nouveau téléphone (ça faisait un bail que je ne pouvais plus en prendre avec l'ancien !) et je réserve le DLSR pour les grandes occasions. Mais on verra si j'arrive à trouver une autre solution. Je te tiendrais au courant !

Et toi, qu'en est-il de ta situation sac-à-main-esque ?

- Aurélie

jeudi 29 janvier 2015

A l'abordage ! Un plan culturel musclé pour 2015

Hello, Sweetie !
(comme le dirait une certaine grande rousse)

Well, j'ai été bien bavarde ces derniers jours, mais je te laisse la parole dès demain, c'est promis !
Ces jours-ci, ta Black Reading List et la Reading list signalée sur le blog vagabondages m'ont inspiré quelques réflexions, et j'en ai tiré le texte qui suit, et la check list associée.

Ce thème, « nourrir sa culture générale », « aiguiser sa curiosité intellectuelle », est un thème central pour moi, et qui peut être élargi à la société toute entière.
Nous sommes d'accord, ce qui fait un adulte mature intellectuellement, un citoyen en possession de tous ses outils de jugement, c'est sa culture générale, les sources auxquelles il s'abreuve pour juger le monde.
La "culture gé", ce n'est pas qu'un élément discriminant pour impressionner ses amis ou s'occuper cinq minutes. C'est ce qui permet recul intellectuel et jonglage conceptuel, ce qui permet de se positionner dans la marche du monde.

Dans l'idéal, toi et moi sommes d'accord, tout le monde devrait avoir la possibilité de parvenir à cet épanouissement intellectuel.

Mais ce n'est pas le cas, et ce qui me chagrine régulièrement, c'est que bien souvent, nous autres « médiateurs culturels » nous arrêtons au produit d'appel : la lecture-plaisir, les activités culturelles les plus populaires, en se disant, c'est un bon début.
Il me semble pourtant que c'est insuffisant.
Un adulte doit être aidé pour parvenir à une réelle habileté à jongler entre les différents formats, supports et sources qui contiennent de l'information, être capable de repérer la qualité des sources…
Il faut souhaiter que tous puissent synthétiser le contenu d'un ouvrage théorique aussi bien qu'assister à un concert ou lire une bande dessinée, en bref que nous encouragions notre public à être indépendant dans ses pratiques culturelles et à même de se dessiner lui-même un parcours intellectuel du plus ambitieux au plus léger.

Et ce n'est que la partie immergée de l'iceberg, parce qu'outre quelques privilégiés, nous-même n'en sommes parfois pas capables, de cette parfaite maîtrise culturelle.

Dans mon cas, je sais que malgré une pas mauvaise culture générale globale, une maîtrise professionnelle de Métiers du Livre et de bonnes aires de spécialités culturelles, dans lesquelles je ne dépare pas au Trivial Pursuit, je me sens régulièrement comme le bonhomme de biscuit décrit par Aravind Adiga dans Le Tigre blanc (il faut le lire, ce livre, c'est une source de réflexion nourrissante sur le sujet) : certains hommes, "cuits" par la bonne éducation de leur esprit, sont plus hommes que d'autres, destinés à rester incomplets, ne sachant pas penser, et par là ne sachant pas être dans un monde dont ils n'ont pas les clés de compréhension (et Adiga va bien plus loin dans ce livre en constatant que ce sont ces gens "incomplets" selon son personnage principal, qui décident de la marche du monde, et qui en constituent la génération montante).

Finalement, que l'on joue à Bourdieu, que l'on déplore la perte de niveau éducatif ou mon manque de réélle formation intellectuelle, le résultat est le même : je suis infichue de la souplesse conceptuelle dont fait preuve un adulte cultivé. Trop de concept mal assimilés, d'aires négligées : je suis un assemblement de branchages sans tronc.
En d'autres mots, c'est le bordel, je suis un mi-cuit.
Bien sûr, je refuse d'en rester là, je veux rattraper ce que j'ai pu manquer pendant ces années où le manque de perspective ne me permettait pas de comprendre mes lacunes. Avant de souhaiter que tous aient cette même aisance intellectuelle dont on parlait plus haut, il faut déjà que je la fabrique pour moi.
Pour cela, je veux me contraindre à plus de curiosité intellectuelle, en abordant en 2015 des rivages culturels plus ambitieux, moins confortables.

J'ai donc établi cette check-list, à cocher chaque fois que je réalise l'un des éléments mentionnés. Il n'y a pas de chiffres, parce que l'objectif est "au moins 1 dans l'année."

Les Livres
□ livre de la sélection du mois du Monde diplomatique
□ essai de la sélection de la revue Sciences Humaines
□ livre d'archéologie
□ livre d'économie
□ livre de philosophie
□ livre de sociologie
□ Que sais-je ?
□ des BD primées à Angoulême
□ manga
□ catalogue d'exposition
livre de pratique artistique ou de DIY
biographie d'un personnage qui a compté dans l'histoire


Les revues et autres média
□ fanzine
□ revue artistique
□ revue musicale
□ revue littéraire
□ revue de vulgarisation scientifique
□ journal d'information


Cinéma
□ film asiatique
□ film d'avant 1970
□ film de la "nouvelle vague"
□ film oriental
□ film italien
□ film espagnol
□ documentaire


Musique
□ album classique (+ un panel de critiques se rapportant à chaque album écouté)
□ album de musique traditionnelle (je pense que ce sera indien)
□ album de jazz


Activités
□ conférence
□ film à la Cinémathèque
□ café-philo
□ pièce de théâtre
□ portrait (challenge personnel)
□ visite d'une ville inconnue
□ émission de radio ou Podcast culturel


Et, bien sûr, des articles de blog, pour intégrer tout ça !
C'est bien sûr mon planning Parisien, mais toi, qu'as-tu prévu à Londres ?

lundi 26 janvier 2015

La garde-robe "capsule"

Chère Laurence,

Aujourd'hui, je voudrais te parler du concept de garde-robe capsule. L'idée, c'est de n'avoir qu'un nombre de vêtements limité qu'on va utiliser en boucle pendant une période donnée (le plus souvent, une saison, soit trois mois). C'est souvent présenté comme un moyen de faire des économies et d'échapper aux démons de la surconsommation.
Je suis tombée sur l'idée cet hiver et j'ai commencé à écumer le net pour en savoir plus... J'ai rencontré deux tendances principales : d'une part, tu as les filles qui sont fières de dire qu'elles n'ont dépensé "que $1000" pour constituer leur capsule de la saison (no comment). D'autres part, tu as celles qui constituent leur capsule uniquement à partir de vêtements qu'elles avaient déjà dans leur garde-robe, dans une optique minimaliste.

C'est dans cette deuxième catégorie que tombe le "Project 333" qui propose de ne garder que 33 vêtements et accessoires pour 3 mois. J'ai lu les explications avec avidité et je voudrais te raconter comment ça marche.

Le tri

La première étape demande de faire le tri dans ta garde-robe. On sort tout et on ne remet dans l'armoire que ce qui est :

  • De saison ; 
  • À ta taille ;
  • En bon état ;
  • Et, en bref, qui te va vraiment bien.
Au final, ça veut dire que tu ne vas garder à portée de main que des choses qui sont vraiment mettables et, donc, que tu vas avoir du plaisir à mettre tous les jours. Et ça, c'est un concept que j'adore. Parce que, bizarrement, ça ne m'arrive pas si souvent de n'avoir sur le dos que des fringues que j'aime et qui me flattent. Et ça me paraît être un objectif tout à fait admirable.

Le reste tu jettes, tu donnes ou tu ranges dans un carton sous ton lit. Enfin, à vrai dire, je crois que j'ai bien cinq (petits) cartons sous mon lit maintenant...
Dans ce qui reste, tu choisis les 33 pièces qui vont constituer ta garde-robe d'hiver.

Le problème

Personnellement, c'est là qu'il m'a fallu dévier du projet. Pour t'expliquer, laisse-moi faire le compte. Une fois que j'aie eu enlevé toutes les fringues d'été, de demi-saison, trop petites, trouées, qui grattent, déformées par le lavage, etc. il m'est resté :
  • Deux jeans dont la durée de vie promet d'être assez courte ;
  • Une jupe ;
  • 7 pulls et robe-pulls ;
  • 3 t-shirts à manches longues ;
  • Une bonne douzaine d'écharpes ;
  • 0 manteaux ;
  • Deux paires de chaussures à talons ;
  • 0 paires de chaussures plates fermées.
Tu le vois mon problème ?


Le truc, c'est que jusque-là, il était un peu difficile à identifier au milieu du bordel qui régnait dans mon armoire et dans toutes ces fringues vaguement "mettables" mais pas vraiment top.
Par exemples, suivant les principes du projet 333, je n'ai pas de chaussures plates à me mettre. Dans les faits, il m'en reste deux paires : une paire de baskets trouées que je ne peux pas mettre quand il pleut sous peine de finir absolument trempée (bien pratique à Londres...), et une paire de chaussures fermées dont la semelle intérieure s'est irrémédiablement plissée et qui me fait des ampoules. Je crois qu'on peut dire qu'il est temps de les mettre à la poubelle et de passer à autre chose...

Le shopping

Du coup, ça tombe bien que j'ai commencé le projet en janvier : c'est la période des soldes (à Londres aussi !). Armée de mon mini-budget (£100... On est loin des $1000 que j'avais pu croiser sur Internet !), je suis allée parer au plus pressé : un pantalon gris, plusieurs t-shirts à manche longues, une paire de chaussures. Et surtout, en guise de manteau (en attendant que ma soeur finisse de coudre celui qui est en cours)... une super cape d'hiver. Je peux me prendre pour Hermione Granger maintenant !

Ma super cape Betty Jackson Black ! Elle est en soldes et elle est là.

Et comme l'idée c'est que désormais je ne mets plus que des choses belles et qui tiennent plus de deux lavages, je me suis fait violence et je n'ai pas acheté du premier prix. Je dis violence, vraiment, parce que ça me fait vraiment mal de mettre plus de cinq euros dans un t-shirt.
Je me suis toujours dit "j'achète pas cher, même si ça tient pas longtemps, parce que comme ça je peux renouveler plus souvent", mais je m'aperçois de plus en plus que c'est une erreur : mes fringues pourries meurent plus vite que la vitesse à laquelle je peux les renouveler.
Du coup, je vais à Debenham et j'achète des choses dont j'espère qu'elle me tiendront plus d'une saison (ô, miracle !).

Les 33

De retour à la maison, c'est l'heure du comptage officiel. Pour l'occasion, j'ai changé mes fringues de placard, histoire de tout regrouper dans un même endroit. Et puisque les trois-quarts de mes habits sont stockés sous mon lit, j'ai désormais plus de places pour mes piles de bouquins !

Si tu te souviens bien, l'idée avec le projet 333 c'est de n'avoir que 33 vêtement et accessoires pour 3 mois. C'est censé contenir aussi bien les habits, les chaussures, les manteaux, et les bijoux.
Mais il y a des exceptions. On ne compte pas, tout ce que le monde extérieur ne voit pas :

  • Les sous-vêtements ;
  • Les vêtemets de nuit ;
  • Les vêtements de sport.
J'ai choisi de ne pas compter les ceintures pourries qui empêchent mes jeans de tomber mais que personne ne voit jamais, cachées sous mes pulls. Ni les débardeurs et collants que je mets en "sous-couche" quand il fait froid.
Et je ne compte pas non plus ma collection de boucles d'oreilles et mes quelques bracelets car je n'ai pas envie de me limiter là-dessus maintenant. On verra peut-être plus tard.

Je suis restée un moment devant mon armoire à me demander ce que j'allais vraiment mettre pendant ces trois mois d'hiver. Qu'enlever ? Que garder ? Jusque-là, j'avais gardé quelques chemises manches trois-quart et deux t-shirts à manches courtes mais j'ai fini par les ranger sous le lit car ça pèle bien trop pour ne serait-ce qu'imaginer de n'avoir pas de manches longues, même à l'intérieur.
J'ai gardé une robe pour les soirées mais ça fait presque un mois qu'elle hante mon armoire et je ne l'ai toujours pas mise parce que 1/ il fait trop froid pour être en robe ! 2/ je n'ai pas de gilet suffisamment chaud pour mettre avec. Mais je l'aime bien alors je continue d'hésiter.

C'est vain, mais je sais que tu apprécieras : mon armoire minimaliste !


Quoiqu'il en soit, mon décompte est toujours en-dessous des trente-trois permis (29 !), mais qu'importe ! Comme ça, j'ai un peu de place en cas de nouvelles acquisitions. Par exemple, il faut vraiment que je m'achète encore d'autres t-shirts à manches longues car je n'en ai vraiment pas assez...

Je ne sais pas si mon armoire restera vraiment telle quelle jusque fin mars. Si le temps change radicalement, je procèderais peut-être à une réévaluation avant la fin du temps imparti. Mais... je te tiendrais au courant !

Que dis-tu de cette idée de "capsule" ? Est-ce que ça te tente ?

- Aurélie


lundi 19 janvier 2015

La problématique de la lunch box

Chère Laurence,

Il y a peu de choses que je n'apprécie pas dans la culture anglo-saxonne. Mais celle qui m'horripile vraiment, c'est leur façon de manger à midi. Ou pas.
Habituée que j'étais aux grandes cantines auxquelles on va en groupe avec les collègues, ça m'a un peu fait un choc quand je me suis aperçue qu'il me faudrait désormais manger seule les midis. Bon, ce n'est pas bien grave, ça me permet de lire mon Feedly tranquille et de jouer les asociales devant mon ordinateur, mais je trouve que ça a aussi de sérieux inconvénients.

Premièrement, plutôt que d'avoir un moment tout prêt où je suis obligée d'avoir des contacts avec le reste de mes collègues, il faut que je pense de moi-même à sortir de mon trou une fois de temps en temps pour aller dire bonjour, et ne pas oublier celles qui sont au fond du couloir. Non, la sociabilité ne m'est pas spontanée. Oui, il faut que je me donne des coups de pieds aux fesses pour être sûre que je ne vais pas passer ma journée sans parler à personne.

Deuxièmement, pas de cantine signifie qu'il faut que je me démerde pour apporter mon propre déjeuner. Mes collègues semblent ne manger que de la soupe le midi. Tu imagines toi, ne manger qu'un bol de soupe, tous les midis de l'année ? Mon estomac gémit rien qu'à l'idée. Comment font-elles pour ne pas mourir de faim ?
Bref. D'où la lunchbox.
J'avais commencé 2014 avec de grandes idées de petits bentos mignons que j'aurais préparés avec amour dans le petit matin.
Comme on pouvait s'y attendre, cette lubie m'a duré moins d'une semaine.
Du coup, j'ai passée une année complète à manger des sandwichs faits à la va-vite alors que je suis déjà en retard pour prendre mon métro. J'ai passé des MOIS à avaler exactement la même chose en boucle (pain de mie au céréale, beurre, saucisson l'été dernier ; pain de seigle, avocat, vache qui rit - oui, on en a ! "The Lauging Cow" ! - pendant tout l'automne...). Jusqu'à atteindre le point fatal : "Si je vois encore le moindre avocat, je vais vomir." Ce qui est fort dommage, parce que, en temps normal, j'adore l'avocat.

Deux menus par mois

Bref, j'ai un problème de variété. Et j'ai un problème de "je le fais à la dernière minute du coup y a intérêt que ça me prenne moins de 15 secondes".
Pour y remédier, j'ai décidé d'en passer par une technique que je mets souvent en pratique : y réfléchir à l'avance pour ne plus avoir à y penser au quotidien.
Dans les faits voici ce dont j'ai décidé : au début de chaque mois, je me fais une réunion au sommet avec moi-même et on décide deux menus qu'on va manger tous les jours à midi ce mois-ci, en alternant à peu près une semaine sur deux.

Les conditions :

  • Il faut que je puisse le préparer à l'avance pour ne pas avoir à le faire le matin même.
  • Il faut que ce ne soit pas trop long à cuisiner (sinon, je me connais, je ne le ferais pas).
  • Il faut prendre en compte ce qui est de saison.
  • Et, sans bonne raison aucune, j'ai décidé qu'il faut que ce soit sans blé.
  • Enfin, il faut que je puisse avoir une alternative pratique et pas chiante pour les soirs où je mange chez moi (ce qui est moins d'un soir sur deux en ce moment).

L'histoire du "sans blé", c'est complètement ta faute. Tu m'avais parlé d'un documentaire sur la question quand on s'est vues la dernière fois et je l'ai noté dans un coin de ma tête. Et je l'ai ressorti quand j'ai commencé à réfléchir aux choses que j'avais envie de changer dans mon alimentation.
Je n'ai pas réussi à retrouver le documentaire en question (ni aucune info vraiment convaincante concernant le "sans blé" d'ailleurs), mais, à ce que cela ne tienne, je me suis dit que ce serait une bonne excuse pour bannir les sandwichs et les immenses assiettes de pâtes qui ont fait mon quotidien en 2014. Enfin, c'était jusqu'à ce que je découvre le rayon "sans gluten" de mon Waitrose préféré. Aaaah... Leurs brownies sans gluten sont un régal !

Bref, du coup, j'ai aussi décidé de bannir ce rayon, du moins pour l'instant. Parce que l'idée, c'est aussi de me pousser à manger des choses nouvelles, pas forcément de retomber dans mes vieilles habitudes.

À table !

Ok, du coup, qu'y a-t-il dans mon menu ?
D'une part, j'avais ramené de France des reblochons, du coup, forcément, en ce mois de janvier, c'est tartiflette (avec des carottes en entrée pour faire semblant de manger un peu des légumes quand même).
Et puis en janvier, les endives sont de saison, du coup c'est parti pour la salade d'endive (avec roquefort, poires, noix, et pain de seigle). J'en mange rarement en temps normal, du coup, c'est l'occasion. En même temps, ça a pas l'air d'être super populaire par ici, les stocks d'endives dans les supermarchés sont faibles voire inexistants.
Mes desserts sont invariants : clémentines et chocolat. Just because.

Pour les soirées, je me bricole des trucs avec les ingrédients de mes menus de midi plus quelques ajouts : velouté de champignons (que j'achète tout prêt, d'accord, mais c'est tellement pratique),  tomme, saucisson (encore du stock ramené de France !), châtaignes et oeufs.

Je voulais aussi ajouter des épinards (j'adore les épinards !) mais, jusqu'à présent, je n'ai pas réussi à en trouver surgelés dans les supermarchés que je fréquente. Et si je les achète frais au marché, les chances pour que je les cuisine avant qu'ils ne dessèchent sont assez basses, surtout s'ils sont dans ma catégorie "optionnelle". Enfin, on verra, peut-être que je les mettrais à mon menu principal un mois prochain.
Mon autre aliment à problèmes, ce sont les artichauts. Impossible de trouver un artichaut dans tout Londres les trois-quart du temps. Du coup, quand j'en vois sur mon radar (comme la semaine dernière !), j'achète tout le stock et au diable mes plans élaborés, je me fais une cure d'artichaut pour la semaine. J'a-do-re les artichauts.

Bref, pour revenir à mon idée de menus, au final, ça me permet d'avoir une liste des courses unique pour tout le mois de janvier = réflexion minimale au supermarché.


Je te rassure tout de suite : non, je n'ai pas tourné végétarienne. Ça ne risque pas ! Mais, comme je te le disais, environ un soir sur deux, je ne suis pas chez moi. Du coup, j'en profite pour me faire de pleins ventres de viande rouge et de sushis. Mais c'est une autre histoire.

En cuisine

Histoire de vraiment jouer le jeu, j'ai commencé le mois en vidant mon placard (oui, placard au singulier : j'habite en coloc, du coup, je n'ai qu'un petit placard et un étage dans le frigo pour toute ma bouffe). J'ai tout posé par terre, je lui ai donné un bon coup d'éponge et j'ai mis tous les ingrédients de ma liste en évidence, et tout le reste bien planqué au fond. J'aurais bien l'occasion de ressortir mes paquets de riz et de lentilles plus tard.
Ensuite, je suis allée faire les courses, armée de ma liste.
Aaaah ! Plus de dilemme au rayon frais à guetter les remises sur les filets de bœuf et à me demander si j'aurais le temps de tout manger avant la date de péremption (tu connais le truc : dans les faits, si c'est en réduction, c'est que ça périme demain...).

J'essaie de préparer un maximum de portions en une fois. Ça serait logique que je fasse ça le dimanche, mais ça n'est pas toujours possible, alors je roule en fonction de mes disponibilités. Au moment où j'écris ces lignes, j'ai quatre tupperwares de raclette dans mon frigo. Pour les semaines de salade, je prépare aussi tout à l'avance je me contente d'ajouter la sauce le matin avant de partir et c'est nickel.
Si possible, je transporte directement plusieurs jours de repas dans le frigo du bureau (ça m'évite de me trimballer avec un sac "déjeuner" en plus de mon sac à main tous les jours...), mais il n'y a pas beaucoup de place alors je ne le fais que pour deux ou trois jours à la fois.

Jusque-là, je suis vraiment contente de ma nouvelle organisation. Deux menus pour tout un mois, ça peut sembler peu mais pour moi c'est beaucoup plus varié que ce que je faisais avant !
De plus, je ne mange que des choses délicieuses et simples, que j'adore.
Et puis, un mois, ça passe vite. Alors je profite à fond de chaque bouchée de tartiflette. Et je me réjouis à l'idée de m'inventer de nouveaux repas pour février...

Je vais essayer de continuer sur le reste de l'année, mais si ça commence à devenir ennuyeux, je passerais à autre chose. L'idée ce n'est certainement pas de se limiter ou de se priver. Jamais plus. Alors si cette organisation devient pesante et moins fun, je n'hésiterais pas à la sabrer sans remords. Mais je te tiendrais au courant...

- Aurélie

vendredi 9 janvier 2015

Le Petit Déjeuner Parfait

Bien chère Aurélie,

Comme tu le sais, j'ai le plus grand mal à me lever le matin.
Si, au lieu de savourer des céréales au chocolat en lisant tes mails dans ta jolie cuisine Britannique, tu étais à la même heure installée dans le fauteuil fleuri d'un appartement parisien, tu assisterais aux reptations d'une créature aux yeux collés, émergeant péniblement de son lit, et qui se cogne de meuble en meuble en direction de la cuisine avant de redevenir moi.

Tu t'en doutes, je suis toujours en recherche de routines efficaces pour le matin.
J'épie magazines et blogs, je cherche des idées, je teste des stratégies...
Après tout, c'est le moment le plus important, celui qui va colorer toute notre journée en fonction de l'état dans lequel on est quand on referme la porte de l'appartement pour entrer dans le monde. Après une quinzaine d'années de bricolages et de tests variés, voici un état des lieux de ce que j'ai pu apprendre dans ce domaine.

Avoir un bon sommeil

La quantité et la qualité du sommeil sont à la base de tout.. Quelque effort que j'ai pu faire pour bien me réveiller, tout est inutile sans ce repos réparateur. Seulement, j'ai du mal à m'endormir, beaucoup de mal.
Dans la liste des choses que j'essaye cette année : éviter les écrans trop tard (ils ont une mauvaise influence sur l'endormissement), boire une tisane de mélisse bio, au calme avec un livre. J'ai souvent mon journal et ma boîte de feutres, et je gribouille un peu au lit une demi-heure avant. A force de souffrir de mes sommeils tourmentés, j'ai demandé des astuces autour de moi ; une de mes amies est une grande fan d'hypnose, un autre adore les applis qui calculent vos phases de sommeil et vous réveillent en fonction, le troisième se limite à un café par jour, le matin.
Quand on sait qu'un nombre très important d'auteurs célèbres incluent dans leur routine se coucher tôt et écrire au réveil, ça en vaut la peine, non ?


Dérouiller son corps

La première fois que j'ai entendu parler d'exercices du matin, c'était dans un vieux Marie-Claire de 1937, où un article soulignait les qualités de quelques exercices physiques matinaux, debout face à la fenêtre ouverte. Tu t'en doutes, je ne suis pas très fan de cette dernière partie, mais j'ai répertorié plein de petits exercices bons pour la santé à faire le matin, pour se réveiller sereinement : qu'il s'agisse des exercices tout doux de FitLoop, de quelques exercices de Pilates dont je suis une fervente, ou cette célèbre série d'exercices, je me sens forcément plus réveillée après...
Et je fais suivre -pitié ne te moque pas- par une série rapide d'exercices pour le visage (oui, c'est un sujet suffisamment bizarre pour que je revienne là-dessus un jour, où que je t'envoie une photo bien ridicule de grimace sportive).


Briser le jeûne

Le petit déjeuner, c'est quand même mon repas préféré : on sait que c'est le repas le plus important de la journée, c'est potentiellement l'occasion de se faire plaisir, et à mon sens, c'est aussi régressif que le goûter. Mais j'ai décidé de faire attention à mon alimentation, et de limiter le sucre et le blé, qui font augmenter notre taux de sucre dans le sang.
Que petit-déjeuner alors ? Je me suis renseignée sur la crème Budwig du Docteur Kousmine, et puis j'ai eu la flemme de préparer toute cette cuisine matinale. J'ai cherché d'autres idées un bon moment, parce que je voulais associer facilité de préparation, équilibre alimentaire, et quand même un peu de plaisir gustatif. Chaque matin je déjeune donc de flocons d'avoine au lait de soja, saupoudrés de quelques raisins secs, et d'un thé (sans sucre, mais aromatisé à des parfums originaux). En cas de phase maniaque de l'équilibre, j'ajoute un fruit (souvent une pomme).

Retrouver le monde extérieur

C'est une phase que je saute allègrement si elle se passe sur ordinateur, parce que j'ai tendance à me rendormir, mais se concocter un petit lecteur de flux RSS (ce vieux machin que seuls les bibliothécaires comme toi et moi surkiffent, parce qu'il est tellement pratique) rempli de sites dont les sujets nous intéressent permet d'avoir des infos agréables en provenance de l'extérieur.
Bon, en l'absence de, j'écoute des podcasts sous la douche, ou tout bêtement la radio, et ça suffit à mon bonheur.

Enfiler son armure

Certes, on peut se jeter sur le dos les premiers vêtements qu'on trouve au fond de l'armoire, et se ruer dehors. Je faisais ça, avant. Sauf que parfois, au cours de la journée, on découvre qu'on est habillée pour un temps plus chaud/ plus froid, ou que le miroir de l'ascenseur nous renvoie une image peu flatteuse, voire qu'on a enfilé le super T-shirt à tête de mort Mexicaine pile pour le jour de l'entretien professionnel (tu as toi-même eu l'occasion d'assister à quelques unes de mes performances dans ce domaine, tu te souviens ?)
Bon, j'ai de très grandes espérances dans ce domaine : maintenant, je dessine des assortiments de tenues que je possède à change changement de saison, pour m'assurer d'avoir des automatismes, ou je note des mélanges qui vont particulièrement bien ensemble. J'ai une routine de maquillage (You Tube en déborde, je ne mets pas de lien, il y en a partout!).
La différence ? Quand je sors, je me sens vraiment prête à affronter le monde.


Enfin, voilà en gros les grandes étapes de mon réveil actuel, j'espère que je vais pouvoir maintenir tout ça en 2015, et que je finirais par me réveiller dignement, comme une Princesse Disney (Bon Ok, seulement si c'est Pocahontas parce qu'elle est forte, indépendante et qu'elle est imbattable au canoë kayak. Ou Belle, parce qu'elle est sûrement bibliothécaire et que c'est cool) et plus comme la créature de Frankenstein. J'y crois très fort, et si jamais ça loupe, je t'enverrai une petite photo du monstre du matin, qu'on en rigole.

Plein de bises !

PS : si tu as d'autres idées, ou de bons conseils sur ce dossier, je suis toujours preneuse !

lundi 5 janvier 2015

Le mot de l'année

Chère Laurence,

Pour ce premier billet et en ce début de janvier, je voulais te parler de mon mot de l'année. Comme tu le sais, j'ai depuis quelques temps l'habitude de choisir un mot chaque année, en lieu et place de résolutions.

Je crois que c'est sur le site de Karen Walrond, Chookooloonks, que j'ai trouvé pour la première fois mention de cette pratique. Et il me semble bien qu'elle l'avait elle-même piqué à Ali Edwards, qui donne chaque année un atelier sur le sujet.

L'idée, en quelque sorte, c'est de donner un thème ou une couleur à son année, au travers d'un mot. Et je voudrais t'expliquer comment ça marche.